Les effets des ondes électromagnétiques

Les CEM peuvent entraîner :

  • Un effet général ou thermique : il s’agit de courants électriques induits dans le corps (basse fréquence) et de d’échauffement des tissus (haute fréquence). Cet échauffement augmente avec la fréquence. Le corps a une certaine capacité à réduire/neutraliser cet effet (ex grâce à la circulation du sang) mais jusqu’à quel niveau ?

  • Un effet spécifique ou athermique : qui concerne des fonctions biologiques particulières, par exemple l’activité neuronale : les neurones communiquent en effet par impulsion à basse fréquence. Ces effets sont très difficiles à mesurer, ce qui fait qu’ils ne sont pas normés. Il n’y a donc en général pas d’information sur cet aspect.

Les effets les plus couramment rencontrés concernent les troubles du sommeil, fatigue, nervosité, maux de tête, stress, perte de mémoire

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Mais aussi des risques d’augmentation des leucémies chez les enfants ont été démontrés (étude FEYCHTING & ALHBOM, Institut Karolinska – Stockholm), concernant une population de 436 000 personnes vivant à moins de 300 mètres d’une ligne à haute tension entre 1960 et 1985.

D’une manière générale, les symptômes s’estompent à partir du moment où l’on s’éloigne des champs sauf lorsque l’on devient électrosensible, hypersensible ou allergique aux CEM. Ces pathologies, non reconnues officiellement aujourd’hui, apparues depuis peu, sont très handicapantes pour la personne qui ne peut plus dans ce cas supporter même de faibles champs.

Selon le professeur BELPOMME : « Les études démontrent que jusqu’à 50 % de la population risque de devenir très intolérante aux champs électromagnétiques au cours des 25 à 50 prochaines années ».

L’agence de recherche sur le cancer de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré, le 31 mai 2011, que l’usage des téléphones portables peut être cancérigène et qu’il est nécessaire de prendre certaines précautions comme en limiter l’usage, kit oreillette, etc.

« Les preuves, qui continuent à s’accumuler, sont assez fortes pour justifier une classification au niveau 2b » – un des cinq niveaux de la classification qui définit des produits « peut-être cancérogènes pour l’homme », telle est la conclusion de la réunion à laquelle ont participé pendant huit jours à Lyon une trentaine d’experts de quatorze pays sous l’égide du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).